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Habeas Corpus de Victor Boissel

« La jeunesse et la beauté, deux richesses qui d’ordinaire ne font que se dissoudre dans le temps. Mais dans le monde où vit Edgaar Finker, la jeunesse et la beauté forment la monnaie avec laquelle on rémunère ceux qui accomplissent de grandes choses.

Un monde idéal, à bien des égards, un monde sans pauvreté, ni crime, ni police, un monde où le bonheur du plus grand nombre est la préoccupation de chaque instant. Or un jour une main meurtrière frappe et une victime tombe. L’impensable est commis. Un meurtre. Il n’existe ni méthode ni institution pour l’élucider. Edgaar Finker, le fonctionnaire qui a découvert le corps, se voit chargé de l’enquête. Il s’engouffre alors dans un dédale d’aventures qui lui révèleront les entrailles de ce monde à la plastique irréprochable.

Paru aux Editions des Parias de Babylone / Sortie le 7 Décembre 2015 / 390 pages

« Il est juste que l’on soit et que l’on ait ce que l’on mérite. »

« C’était bien la démesure qu’inspirait la scène. Tout ce qui est fini est, relativement, grand ou petit, mais là, dans un univers fini, dans un monde fini, dans une chambre finie, deux corps finis tutoyaient l’infini avec une sérénité insolente. »

« La démocratie, c’est une majorité qui élit une minorité qui gouverne la totalité. »

« Je suis une machine à souffrir parce que je suis une machine à aimer. »

 

Mon avis : Trouver des mots pour parler d’un roman qui sait si bien les manier… la tâche n’a jamais été aussi rude

Comment ne pas dénaturer ce qui ne doit surtout pas l’être… trouver les mots justes… poser ceux qu’il conviendrait de poser sur des ressentis aussi complexes… ?

Habeas Corpus m’a surprise d’une manière encore inédite, à la manière d’un « Assommoir » ou d’un « Candide »… Il fait partie de ces livres qui ne vous quittent jamais tout à fait, qui vous marquent, vous choquent, vous portent vers des réflexions qui jusque là ne vous avaient jamais vraiment percutées ou si peu. Il crée une atmosphère particulière et vous immerge entièrement. Oui, il fait partie de ces livres dotés d’une force surprenante… de ceux dont vous ne sortez pas indemne, si tant est que vous en sortiez réellement d’ailleurs…

Parce qu’ Habeas Corpus, c’est vous, c’est moi, c’est le monde qui nous entoure, son absurdité, sa folie, ses faiblesses, lire ce roman, c’est effleurer du regard tout ce que notre société peut avoir de superficiel, c’est également accepter de se prendre une claque magistrale et aimer cela… en redemander même.

Je tiens sincèrement à remercier Victor Boissel qui m’a permis de découvrir Habeas Corpus, merci également pour les échanges que nous avons eus, tout aussi riches à leur manière. Ils m’ont permis de cerner au mieux l’essence même d’Habeas Corpus.

Auteur prolifique à l’imagination débordante, Victor Boissel manie les mots avec une étonnante facilité. La fluidité, l’élégance et la richesse de sa plume, sa vision éclairée et critique du monde, ont fait d’Habeas Corpus un de mes coups de cœur 2016. Dans ce roman tout est poétique, savamment ficelé et abouti.

De quoi parle ce roman ? Ni plus ni moins de ce qui caractérise également notre propre société : la recherche de la perfection dans toute chose. Le corps parfait, l’âge parfait, la société parfaite… la vie parfaite ! Bien entendu, dans un monde où rien n’est gratuit, où tout se paie et souvent au prix fort, cette recherche avide de jeunesse et de beauté a des conséquences, parfois prévisibles, souvent inattendues.

Le monde, dans lequel Victor Boissel nous plonge, aussi lisse que possible, est parfait… C’est un monde idéal dans lequel les plus chanceux peuvent marchander leur condition en fonction de leur utilité, de leur niveau social… Quant aux autres, eh bien… je vous laisse le « plaisir » de découvrir le sort qui leur est réservé.

Tout semble parfaitement ajusté et calculé, en apparence tout du moins, jusqu’à ce qu’un meurtre soit commis.

Dans une société qui ne connaît pas la criminalité, nul besoin de représentants de la justice, quels qu’ils soient. Alors c’est à Edgaar Finker, néophyte en la matière, que revient la lourde tâche d’élucider cette affaire bien plus complexe qu’il n’y paraît au prime abord. Son enquête pourrait d’ailleurs bouleverser l’ordre établi.

Avec Habeas Corpus, Victor Boissel nous prend par la main et pointe du doigt tout ce qui nécessite de l’être, histoire de nous sortir momentanément ou pour de bon de notre léthargie. 

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman tant cette dystopie habilement imaginée et ficelée m’a prise aux tripes. Il est plus qu’agréable de se plonger dans des romans qui ne nous laissent pas inertes, qui nous bousculent quitte à nous pousser dans nos retranchements. La lecture en devient vivante et vibrante tant le lecteur est poussé à réagir à ce qui s’impose à lui.

J’avoue d’ailleurs que l’intrigue est parfois passée à un second plan tant le message véhiculé parHabeas Corpus est puissant.

Le ton employé est à l’image des faits énumérés : froid, dénué de sentiments.

C’est un peu cela, Habeas Corpus : lorsque les valeurs morales ont laissé place à tout ce que la société peut avoir de superficiel, quelle place reste-t-il pour les sentiments ? Ne deviennent-ils pas également illusoires, falsifiables ? Ne sont-ils pas en partie voire totalement dénaturés, pour finir par n’être que des « moyens » permettant d’atteindre plus facilement certains « objectifs » ?

Malgré la distance que prend la narration, l’énumération presque scientifique des faits, les personnages vivent les événements avec force et émotion, quant au lecteur, il perçoit et ressent tout. Le courant est établi dès les premières pages et ne sera jamais rompu.

Oui, ce livre est addictif. Victor Boissel prend le temps qu’il faut pour placer le contexte, les personnages, l’intrigue ; une fois fait, tout s’enchaîne. Le lecteur est tour à tour conduit à se poser des questions d’ordres politique ou philosophique sur fond d’enquête policière et d’intrigues amoureuses. Comment ne pas voir ce que Victor Boissel veut nous montrer : les failles, les absurdités d’un système politique et sociétal qui nous dépasse, qui nous résigne, qui nous aveugle bien souvent.

Je n’en dirai pas plus sur l’intrigue, au risque de gâcher votre lecture, tant la découverte de ce monde, de ses personnages, pas à pas, à votre rythme, est cruciale.

Sachez simplement que ce livre est un mille-feuille d’émotions et que c’est à vous, lecteur, d’en déceler minutieusement chaque couche afin d’en percevoir toute la richesse.

Lire Habeas Corpus c’est un peu se lire et accepter que jamais rien n’est tout blanc ou tout noir… le monde est fait de nuances, de parfaites imperfections qui rendent toutes choses plus authentiques, plus belles encore.

Pour conclure je dirai que, oui, « La perfection a un prix »… 16,87 € sur Amazon !

Pour en découvrir davantage sur cette oeuvre et sur son auteur, n’hésitez pas à vous rendre sur le site dédié au roman => Habeas Corpus

« Je suis une machine à souffrir parce que je suis une machine à aimer. »

5 coeurs

Victoria

LBN de Carmen17/01/2016 17:02

Quelle chronique ! Tu m’as conquise, je le mets dans ma wishlist pour ce « millefeuilles » d’émotions^^

Moncoinlivresque18/01/2016 10:43

Ooooh ce commentaire me fait énormément plaisir ! ^^ J’espère sincèrement qu’il te plaira autant qu’il m’a conquise !

Comments (2)

  • Grand moment de lecture incontestablement ! Bravo pour avoir trouvé les mots justes !

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    • Merci beaucoup !

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