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Mon père au loin de Martine Gercault

“ La lecture du livre est fascinante et captivante. La fine analyse rétrospective de la relation complexe à un père trouve sa place parmi les plus puissantes descriptions des relations père fille de la littérature…  » Extrait de la préface du Dr Stanislav Grof
« Mon père au loin » est un livre intimiste qui s’ouvre sur un chant d’amour.

Ariane, l’héroïne, nous entraîne dans un voyage intérieur dont elle sortira grandie. Elle témoigne, avec sincérité et subtilité, de la souffrance psychique ; celle d’un père marqué par la Shoah et la sienne, sa fille, qui l’accompagne en fin de vie durant une maladie dévastatrice, fléau de notre époque, la maladie d’Alzheimer.
Ce livre hommage, ce livre écrin, est aussi le portrait d’une femme libre et libérée qui nous invite à toujours repousser les limites douloureuses pour accueillir le plaisir d’être.
Intimiste, non linéaire, « Mon père au loin » suit les courbes du passé sur le mode du « Je me souviens ».
Si la voix prédominante est celle d’Ariane, on rencontre aussi, en contrepoint, celle de son père, dont seule est vivante la mémoire d’un passé clair-obscur, tandis que celle du présent s’efface.
Les descriptions, vives, impressionnistes, évoquent l’itinéraire riche et multiple de cette femme enthousiaste et amoureuse de la vie, parsemée de voyages qui la conduisent de Paris à Jérusalem, de la Toscane à Santa Fe, de l’Inde au Brésil, toujours en quête d’elle-même, de l’autre et du monde…
À travers une prose poétique et envoûtante, Martine Gercault nous fait partager le parcours spirituel de l’héroïne et la sagesse acquise au cours de ses réflexions.
Ce témoignage d’Ariane ne peut qu’inciter le lecteur à la méditation sur la nature et le sens de l’amour, fil rouge de ce livre.

Infos pratiques : Broché / Editeur : Librinova / Sortie : 1er Décembre 2015 / 188 pages

Je voudrais sincèrement remercier Martine Gercault qui, au détour d’un tweet, m’a proposé ce gentil partenariat.  Je savais alors que ce livre allait me toucher… Je savais qu’il allait s’ancrer en moi…que je devrais le laisser faire et m’en imprégner. Ce fut le cas, bien au delà de tout ce que j’avais pu imaginer. Ce livre est une merveille…Merci encore mille fois.

Par où commencer…les mots se bousculent mais ne parviennent pas à trouver de point d’ancrage tant ce roman vous remuetant il s’incruste en vous, discrètement, tendrement…

Sa couverture, sublime, en dit long l’air de rien. Elle mérite que le lecteur s’y arrête quelques instants. Ces sourires, discrets ou épanouies…cette étreinte qui cajole et protège…ces mains qui se confondent, comme soudées…Leurs êtres semblent liés, bien au delà de la conscience même. C’est magnifique.

Cette photo reflète l’Amour avec un grand « A ». Elle rayonne…et pourtant, ce sépia vient y ajouter un ‘je ne sais quoi’ de mélancolique à la fois… Un moment de vie que le temps est venu ombrager sans parvenir pour autant à l’altérer.

Et c’est ici que débute « Mon Père au Loin »…son histoire est déjà présente dans cette étreinte figée par le temps et qui ne trouvera jamais de fin…l’amour n’en a pas.

Ariane le sait bien, elle qui, à travers ses mots, rend ainsi hommage à son père, malade, diminué…Elle qui va l’accompagner et l’aider à trouver son chemin dans l’obscurité…Elle qui va, grâce à ce livre intimiste, délier les fils de leur relation, en saisir toute la complexité et les décortiquer.

Martine Gercault nous livre une part d’elle-même tout au long de son roman. Le lecteur ressent sa délicatesse, sa discrétion…il effleure son être et son âme à travers ses mots. 

Dans son roman, l’auteure nous parle de la relation père/fille, aussi complexe soit-elle à travers le vécu d’Ariane. Les ratés, les manquements, les incompréhensions…toutes ces interrogations qui n’ont pas toujours trouvé de réponses, tous ces silences, tout ce temps passé à tenter d’exister aux yeux d’un père, d’un modèle, d’un mentor.

Succèdent à ces anecdotes et à cette analyse, des tranches de vie qui nous conduisent sur le chemin emprunté par Ariane : celui de la reconstruction. Ses peurs, ses désillusions, ses fêlures…tout est décortiqué avec justesse et sincérité.

Son combat pour tenir son père ‘hors de l’eau’ est saisissant et touchant. Elle le voit lui échapper, elle sent que cet être qui lui est tellement essentiel se disloque et n’est plus que l’ombre de lui-même. Comment faire prendre conscience à quelqu’un qu’il se perd, miette après miette ? Comment lui donner la main sans le diminuer davantage ? Comment l’accompagner sans se perdre soi-même en chemin ?

Le père d’Ariane s’efface sous ses yeux ; lui, autrefois si solide, devient si vulnérable. Il refuse d’admettre toute la gravité de la situation alors même que ses moments de lucidité s’effilochent pas à pas.

Le lecteur suivra ainsi Ariane dans son parcours émotionnel et spirituel. Il l’accompagnera dans ce cheminement qui la conduira à se (re)trouver elle-même. Il s’enrichira de ses victoires, de sa philosophie de vie, de ses rencontres et de ses voyages.

En écrivant, Ariane s’épanche. Elle se panse par les mots de tout ce qui l’a si profondément entaillée. Et c’est ainsi qu’elle peut espérer retrouver son entièreté.

En conclusion : Martine Gercault possède un don…elle écrit avec le cœur, elle écrit de tout son être. Sa plume n’en est que plus délicate et fine. Le mot juste, celui qui n’a nul besoin de fioritures, d’accompagnement dérisoire…celui qui est vrai : l’authentique. C’est cela « Mon Père au Loin », de l’authentique à l’état pur, de la substance, de l’essence. Tellement de douceur pour parler d’un sujet si délicat, si difficile à évoquer : celui de la perte, du manque, de la résignation, de l’acceptation. Se reconstruire pour accoucher de soi telle une renaissance.

J’ai vécu cette lecture comme un voyage, bercée par les mots de Martine Gercault et l’histoire d’Ariane. J’ai pu me recentrer et en sortir « grandit » et pour tout cela, je ne peux que l’en remercier.

Lisez « Mon Père au Loin », il vous touchera, il vous percutera ou il vous bercera…peu importe en réalité, en définitive, il vous trouvera, tout simplement.

5 sur 5

Victoria

Comments (2)

  • Bonjour Victoria,

    Je viens de découvrir votre chronique sur « Mon père au loin ». Je suis infiniment touchée par la justesse et la finesse de votre lecture.
    Merci encore.

    Martine Gercault

    • Merci beaucoup pour votre commentaire. Vos mots me touchent beaucoup.

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